Les enseignements de l'ECM

Ce que je contacte dans la danse me sert dans tous les aspects de ma vie.

La mort n'est qu'une des multiples formes de la vie

Dans les protections que notre psyché prévoit pour notre survie psychique, il y a le programme "faire le mort". Sur le plan psychique, cela se traduit par ne rien construire, ni relation signifiante, ni réussite d'aucune sorte, si ce n'est celle d'échouer. C'est là que le paradoxe prend toute sa splendeur. Car il n'est pas si facile que ça d'échouer. Cela demande une constance à toute épreuve pour que jamais personne ne puisse soupçonner notre génie. Faire de l'extraordinaire créature que nous sommes une personne fade, sans attrait ni compétence réelle demande - paradoxalement - une grande compétence.


Lorsque notre psychisme, confronté à des épreuves qu'il ne peut assumer, décide de faire le mort, c'est notre instinct de survie qui passe aux commandes. C'est notre volonté de vivre qui s'exprime. Par conséquent, lorsque nous maudissons ces traumatismes qui nous ont coupé de la vie extraordinaire que nous méritons, nous pouvons aussi, tout à coup, voir avec émerveillement la complexité de la psyché humaine et la force de la vie qui existe en nous. En fait, lorsque nous faisons échouer nos relations ou notre reconnaissance sociale, plutôt que d'en souffrir nous pouvons louer notre compétence à survivre et entamer le chemin pour passer de la survie à la vie.


L'ECM permet de prendre conscience de nos états intérieurs. Lorsque je m'arrête et que je prend le temps de ressentir mes mouvements intérieurs éveillés par l'intention et les mouvements corporels que me propose l'ECM, alors je prend conscience par moi-même de mes stratégies psychologiques qui remplissent une fonction positive dans l'immédiat (survivre) mais qui, sur le long terme, m'empêche de goûter à un bonheur profond et durable.


"Faire le mort" est une de ces stratégies. Lorsque la conscience est mise dessus, cette stratégie perd déjà une grande partie de son emprise sur vous. L'avoir vue par vous-même grâce à l'ECM, vous permet de la repérer dans votre quotidien et de petit à petit la désenclencher. Ainsi, au lieu de les saboter, vous vous mettez à saisir, avec toutes vos compétences, les opportunités de bonheur que la vie met sur votre chemin, et elles sont forcément nombreuses.

Toute expérience est le reflet de ce qui se passe en moi

Au centre-ville de Montpellier, comme dans toutes les grandes villes où je suis allée, je me suis sentie agressée par la saleté, le bruit, la multitude et une sensation globale de chaos, comme si toute harmonie était impossible à cet endroit. Qu’est-ce qui provoque cet inconfort intense en moi ? La pratique de l’ECM m’a enseigné que ce que je crois voir à l’extérieur est toujours le reflet de quelque chose qui existe en réalité à l’intérieur de moi. Mon inconfort dans les grandes villes reflète ce qui est chaotique en moi, ces parties de moi qui n’ont pas encore retrouvé l’harmonie. En regardant à quel endroit se trouve le chaos en moi, tout à coup je ne le vois plus à l’extérieur. En laissant l’harmonie se réinstaller en moi, je ne vois plus qu’elle dans le monde également. Il y a en réalité de l’ordre et de la beauté au cœur des grandes villes comme partout en ce monde. Lorsque chacune de mes cellules aura retrouvé l’harmonie, je ne verrai plus qu’elle, où que je sois.

Tout mal-être, tout inconfort, petit ou grand, physique ou émotionnel, est le symptôme d’une croyance erronée. Une fois cette croyance identifiée je lâche prise et libère ainsi une partie de mon être et de mon énergie vitale et me rapproche de l’Eveil.

La "pensée positive" n'est pas le bout du chemin

Il y a un filtre au cœur de ma poitrine à travers lequel je vis chaque seconde de mon existence. Ce filtre c'est la pensée inconsciente "je ne suis pas assez bien". C'est lui qui met de la culpabilité et de la colère dans tant de situations de ma vie.

Une étape pour enlever ce filtre est de le remplacer par un autre, une pensée positive. C'est l'anti-poison. Et une fois que le poison a été dissout, l'anti-poison n'est plus nécessaire. Je retrouve alors la neutralité du moment présent.

La pensée positive est un anti-poison . Seule la neutralité présente est l'Eveil, la fin de la souffrance.

Pour fonctionner l'anti-poison doit toucher le poison. Si je réprime mes pensées et émotions négatives, je les met à part, je les enterre, ou les met simplement dans une autre pièce de ma maison intérieure. Alors je peux bien faire venir la pensée positive, elle ne me sera que d'un secours extrêmement bref et superficiel. Si je ne lui permet pas d'entrer en contact avec ma pensée-émotion négative, cette dernière ne peut être dissoute.

Pour que l'anti-poison (mes pensées et émotions possitives intentionnellement créés) dissolve le poison (mes pensées et émotions négatives), les deux doivent entrer en contact. Pour cela, je dois ressentir pleinement mon émotion négative, la laisser prendre la place dans tout mon corps par le mouvement tout en observant les pensées qui y sont associées. Une fois que j'ai bien ressentie mes émotions négatives et observé leurs pensées associées en dansant avec elles, j'introduis, par l'intention, au milieu d'elles une émotion positive associée à une pensée positive et je laisse ces dernières dissoudre, transformer ma tristesse, colère ou honte en joie, amour et fierté. Je continue alors à danser et laisse mon mouvement passer de renfermé, petit, saccadé et contracté à ouvert, large, fluide et en expansion.

Alors l'anti-poison a fait son travail. Je peux maintenant abandonner toute intention consciente (pensée positive intentionnellement créée) et me laisser pénétrer l'infini instant présent.


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